Choix décisifs du Brésil avant 2026

L’alignement du Brésil pour la Coupe du monde 2026 attire déjà toute l’attention, et pour cause : Carlo Ancelotti doit arrêter sa liste finale de 26 joueurs à Rio de Janeiro le 18 mai 2026, après avoir remis une présélection de 55 noms à la FIFA quelques jours plus tôt. Entre blessures, retours attendus et décisions tactiques, la Seleção s’avance avec une marge d’erreur très mince.

Ancelotti prend la barre pour son premier grand rendez-vous

Ce tournoi marque la première grande compétition d’Ancelotti à la tête d’une sélection nationale. Son parcours en club lui donne une crédibilité immense, mais le défi brésilien est d’une autre ampleur : ramener le pays au sommet d’un Mondial remporté pour la dernière fois en 2002. Depuis, le Brésil a souvent été compétitif sans réussir à franchir l’étape finale, avec plusieurs éliminations qui ont laissé un goût amer.

Dans ce contexte, le groupe retenu doit combiner expérience, maturité et vitesse d’exécution. L’idée n’est pas seulement de rassembler des noms connus, mais de bâtir un noyau capable de tenir la pression dès le premier match.

Les piliers déjà bien installés

À ce stade, certains profils semblent presque verrouillés dans la sélection. Dans les buts, Alisson conserve une longueur d’avance, avec Ederson comme option de haut niveau. Devant lui, Marquinhos et Gabriel Magalhães forment une base défensive logique, tandis que Bremer et Léo Pereira offrent des solutions de rechange crédibles.

Au milieu, Casemiro reste un repère de stabilité, épaulé par Bruno Guimarães et Lucas Paquetá. Sur les côtés et dans le secteur offensif, Vinicius Junior et Raphinha s’imposent comme des titulaires naturels, alors que Matheus Cunha et Gabriel Martinelli donnent de la profondeur à la rotation. En défense, Wesley est pressenti à droite, surtout en l’absence de Vanderson, et Alex Sandro garde un rôle important à gauche.

Des absences qui changent le plan

La liste est aussi marquée par des forfaits lourds. Rodrygo, touché au genou et annoncé indisponible pour plusieurs mois, prive le Brésil d’une arme majeure. Éder Militão, lui aussi freiné par un souci au genou, n’offre pas la garantie physique espérée. À cela s’ajoute le cas d’Estevão Willian, victime d’une blessure musculaire sérieuse après un match contre Manchester United en avril.

Ces absences n’ont pas seulement réduit les options d’Ancelotti; elles ont aussi ouvert la porte à des choix plus controversés. Quand autant de talents manquent à l’appel, chaque place devient un débat.

Neymar, le dossier qui retient l’attention

Le retour de Neymar reste le sujet le plus scruté. Absent de la sélection depuis sa grave blessure contre l’Uruguay en octobre 2023, il figurait malgré tout dans la présélection. À 34 ans, il demeure le meilleur buteur de l’histoire du Brésil, avec 79 réalisations en 128 sélections, un poids symbolique encore considérable.

Sa forme à Santos a alimenté les discussions, tout comme ses propres propos à la veille de l’annonce finale, lorsqu’il a affirmé se sentir très bien physiquement. S’il est choisi, il pourrait reléguer João Pedro hors du groupe, même si l’attaquant de Chelsea sort d’une saison impressionnante en Premier League.

Un groupe abordable, mais pas à négliger

Le Brésil entame son parcours dans le Groupe C contre le Maroc, Haïti et l’Écosse. Le premier duel aura lieu le 13 juin au MetLife Stadium, à East Rutherford. Ensuite viendra Haïti à Philadelphie, avant le match contre l’Écosse à Miami Gardens.

Sur le papier, le tirage semble favorable. Le Maroc apparaît comme l’adversaire le plus solide, mais le Brésil évite plusieurs géants du tournoi dès le départ. Une première place offrirait un tableau plus maniable pour la phase à élimination directe, sans toutefois autoriser le moindre relâchement.

Le onze le plus plausible

En fonction des derniers matchs préparatoires, le Brésil devrait s’organiser en 4-2-3-1 ou en 4-3-3. La version la plus probable verrait Alisson dans le but, Wesley, Marquinhos, Gabriel et Alex Sandro en défense, Casemiro et Bruno Guimarães dans l’axe, puis Raphinha, Lucas Paquetá et Vinicius Junior derrière un avant-centre comme Matheus Cunha ou Igor Thiago.

Si Neymar est finalement retenu, il pourrait bousculer l’équilibre du secteur offensif en occupant le rôle de meneur ou en agissant comme faux neuf. Dans un groupe aussi talentueux, le vrai enjeu sera moins de trouver des vedettes que d’assembler un plan cohérent dès le premier coup de sifflet.