Le Canada a de bonnes chances d’avancer, et les marchés des paris vont dans le même sens. Coté autour de -450 pour passer en phase éliminatoire, il arrive au groupe B comme un favori solide pour atteindre les seizièmes de finale pour la première fois de son histoire.
Le contexte aide aussi : les trois matchs de groupe se jouent au Canada, à Toronto puis à Vancouver, ce qui donne à l’équipe de Jesse Marsch un cadre favorable. La Suisse demeure l’obstacle le plus sérieux, mais le calendrier et les cotes placent clairement le Canada dans une position enviable.
Un groupe qui semble jouable
Le groupe B réunit le Canada, la Suisse, la Bosnie-Herzégovine et le Qatar. Sur papier, la Suisse est l’équipe la mieux classée et la plus susceptible de finir première, ce qui laisse au Canada une vraie chance de viser la deuxième place.
La formule du tournoi élargit aussi les marges de manœuvre. Avec 48 équipes réparties en 12 groupes de quatre, les deux premières formations de chaque groupe passent automatiquement, et les huit meilleurs troisièmes complètent le tableau. Autrement dit, une troisième place correcte peut encore suffire.
Le Canada compte sur une attaque menée par Jonathan David et Cyle Larin, ainsi que sur l’énergie du public local. Dans un groupe où la Bosnie-Herzégovine et le Qatar arrivent avec un profil moins intimidant, chaque point pris tôt pourrait peser lourd à la fin.
Le parcours canadien, match par match
Le premier rendez-vous du Canada est prévu à Toronto contre la Bosnie-Herzégovine. Cette entrée en matière paraît essentielle, parce qu’un bon départ enlève de la pression avant les deux rencontres à Vancouver.
Le deuxième duel oppose le Canada au Qatar, puis vient le test le plus relevé contre la Suisse. Ce dernier match, disputé le 24 juin au BC Place, pourrait décider non seulement de la première place du groupe, mais aussi du rang final du Canada dans le classement des meilleurs troisièmes si nécessaire.
Dans les faits, prendre six points contre la Bosnie-Herzégovine et le Qatar donnerait presque certainement au Canada la sécurité recherchée. Quatre points pourraient aussi suffire, selon les autres résultats et la différence de buts.
Où voir les matchs au pays
Au Canada, Bell Média détient les droits de diffusion exclusifs. La couverture est partagée entre ses services en français et en anglais, ainsi que ses offres de diffusion en continu.
Pour les amateurs qui veulent seulement suivre l’équipe nationale, Noovo est la solution la plus simple, puisque les trois matchs du Canada y sont offerts gratuitement. En français, RDS et RDS2 présentent l’ensemble du tournoi, tandis que Crave ajoute une option de visionnement en continu pour plusieurs rencontres, y compris celles du Canada et la finale.
Du côté anglais, TSN et TSN+ diffusent tous les matchs, et CTV rend aussi les rencontres du Canada accessibles sans frais. Le meilleur choix dépend donc surtout de la langue de visionnement et du nombre de matchs que l’on veut suivre.
Ce que disent les cotes
Les prix du marché changent pendant un tournoi, mais l’idée générale reste la même : la Suisse est favorite pour finir première du groupe, alors que le Canada est vu comme un sérieux candidat à la qualification.
Pour gagner le groupe, le Canada tourne autour de +250, derrière la Suisse, qui se situe approximativement à -125. La Bosnie-Herzégovine et le Qatar sont plus loin derrière, ce qui confirme que la lutte principale devrait se jouer entre le Canada et les Suisses.
Pour atteindre les seizièmes de finale, le Canada est coté autour de -450. Ce chiffre ne garantit rien, mais il montre que les preneurs aux livres jugent la qualification plus probable que l’élimination prématurée.
À plus long terme, le Canada reste un outsider pour soulever le trophée, avec des cotes très élevées qui reflètent son statut de cohôte plutôt que celui de favori mondial. La Suisse, elle aussi, demeure loin des premiers choix pour le titre.
Le scénario le plus réaliste
Le chemin le plus simple pour le Canada consiste à engranger des points tôt, puis à gérer le match contre la Suisse avec une marge de sécurité. Deux victoires en trois matchs devraient presque toujours assurer une place dans les deux premiers.
Une victoire et un nul pourraient aussi suffire, surtout si la différence de buts reste propre. Même avec une victoire et deux défaites, le Canada ne serait pas nécessairement hors course, mais il entrerait alors dans la zone plus fragile des meilleurs troisièmes.
En pratique, le match contre la Bosnie-Herzégovine devient donc très important. Le Canada a intérêt à marquer vite, à éviter les erreurs et à préserver sa différence de buts, parce que ce critère peut faire basculer le classement entre plusieurs équipes à égalité ou presque.
Au final, le Canada n’a pas besoin d’un parcours parfait pour avancer. Il lui faut surtout un départ solide, un bon rendement défensif et assez d’efficacité pour transformer l’avantage du terrain en qualification réelle.

